Revue de presse

Le LDRAC et COMHAFAT collaboreront pour améliorer la bonne gouvernance des pêcheries 13 janvier 2014
En mai 2013, la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les États africains riverains de l'Océan Atlantique (ATLAFCO/COMHAFAT), une organisation inter-gouvernementale composée de 22 pays africains, et le Conseil consultatif régional de pêche lointaine (LDRAC) de l’UE, ont signé un mémorandum d’entente qui établit un cadre de coopération pour promouvoir la durabilité des pêcheries, plus particulièrement au travers des relations entre l’UE et la COMHAFAT/les pays membres de la COMHAFAT. À la fin du mois d’octobre 2013, ils ont conjointement organisé un atelier au Parlement européen, sur « L’amélioration de la bonne gouvernance et de la lutte contre la pêche INN au travers du dialogue LDRAC–COMHAFAT », rassemblant les représentants de pratiquement toutes les administrations de pêche des membres de la COMHAFAT, les administrations de l’UE, les organisations africaines et européennes et les ONG.

L’atelier s’est penché sur les moyens de développer le dialogue pour améliorer la gouvernance du secteur de la pêche en Afrique de l’Ouest et centrale, y compris augmenter la transparence et renforcer le suivi, le contrôle et la surveillance dans les pays côtiers, ceux-ci étant, d’après les participants, les meilleurs outils pour lutter contre la pêche INN.

Les participants à l’atelier ont décidé d’établir un « groupe de travail sur la pêche entre les pays d’Afrique riverains de l’Atlantique et l’UE » pour formuler des recommandations sur : comment promouvoir la transparence, l’harmonisation des conditions d’accès, la cohérence des politiques de l’UE (politiques de pêche, commerciale et d’aide au développement), et les aspects de la régionalisation (développement de la stratégie de réforme du secteur de la pêche africain, le suivi, le contrôle et la surveillance au niveau régional, les procédures de contrôle régional).

Les participants ont décidé de mettre l’accent sur les pêcheries au thon en tant qu’ « étude de cas », afin d’évaluer l’efficacité des approches régionales et harmonisées pour la gestion de ces pêcheries.

Sources

LDRAC, Recommendation to improve good governance and fight against IUU through dialogue, 11 décembre 2013

http://www.ldrac.eu/upload/archivo-LDRAC-Recommendation-on-improving-goo...

LDRAC–COMHAFAT, atelier, « Improving good governance and fight against IUU through the LDRAC–ATLAFCO », 29 octobre 2013

http:// http://www.ldrac.eu/en/reuniones/workshop-quot-improving-good-governance...

Commentaire éditorial

L’instauration d’un dialogue permanent par le biais d’un « groupe de travail » entre les parties prenantes des pêcheries de l’UE et des 22 pays membres africains du COMHAFAT est plus que bienvenue. Ce dialogue offrira une plate-forme supplémentaire où les deux parties, au travers d’échanges réguliers et sans la pression des négociations d’APPD (accords de partenariat pêche durables), pourront améliorer leur compréhension mutuelle. Ce forum pourrait également jouer un rôle clé lorsque l’UE commencera à définir sa stratégie de pêche globale pour l’Atlantique, comme proposé dans la communication de la CE sur la dimension extérieure de la Politique commune de pêche (PCP). Il permettrait aux parties impliquées et affectées par cette stratégie de faire entendre leur point de vue et de s’engager activement dans son élaboration et mise en œuvre. L’accent sur les pêcheries thonières reflète également l’importance croissante de celles-ci dans les relations entre l’UE et les pays ACP (avec un nombre croissant d’APP relatifs au thon signés/paraphés) et de certains des aspects qui feront l’objet d’un dialogue entre le LDRAC et la COMHAFAT, par ex. l’harmonisation des conditions d’accès pour toutes les flottes étrangères conformément aux normes de durabilité, ou une plus grande cohérence entre les objectifs de l’aide de l’UE et les politiques commerciales dans le secteur de la pêche, qui sont capitales pour la mise en œuvre fructueuse des partenariats UE-ACP futurs